BLOG N°77 : 2) LE VOTE NOIR, EN DOUCE FRANCE, PAYS EN SOUFFRANCE ÉLECTORALE !
|
BLOG N°77 : |
2) LE VOTE NOIR, EN DOUCE FRANCE, PAYS EN SOUFFRANCE ÉLECTORALE ! |
2ème partie
NOIRS DE FRANCE §44 LES PREMIER-E-S SERONT LES OUBLIÉ-E-S §52 TROP TYPÉ-E-S §62 LES MAIRES GREUNES §65 PARIS LONDRES NEW-YORK §66 LA GRENOUILLE ET LE BOEUF §72 CHACUN FAIT CE QU’IL LUI PLAIT §79 |
LOUIS XIV BLACK &WHITE, EBONY and IVORY
§41 Le Code Noir, de Louis XIV, 1685, restreint l’accès des esclaves en métropole. 1694, interdiction à tout capitaine de navire d’embarquer un Noir sans autorisation du gouverneur de la colonie. Les esclaves libérés en métropole seront de nouveau réduits en esclavage à leur retour dans les colonies... « Les jolies colonies de vacances-CEU!»
§42 Évolution ; on n’arrête pas le progrès, à qui pourtant on pourrait intenter bien des procès. L'édit royal du 25 octobre 1676, autorise un maître à se faire accompagner en métropole de son domestique ou d’un esclave, afin de l'instruire en religion « et pour leur faire apprendre en même temps quelque Art ou Métier ».
Mais suite au non-respect de ce règlement et vu la vague de procès y afférents, le Roi Soleil de promulguer, le 27 août 1677, la « Déclaration pour la police des Noirs », règlement interdisant à tout « Noir, mulâtre ou autres gens de couleur » de venir en France, sauf pour accompagner son maître, et ordonne un recensement des Noirs qui se trouvent déjà en France, relate Sue Peabody « Être Noir et libre en France », L’Histoire n°457, mars 2019.
§43 D’estimer leur présence à 5 000 environ sur l’ensemble du territoire, « Noirs, mulâtres ou autres gens de couleur » libres, rapporte Erick Noël, « L’esclavage dans la France moderne, Dix-huitième siècle », 2007. Les trois-quarts vivent à Paris, environ 700 à Nantes, 430 à Bordeaux, 66 à La Rochelle et 41 à Marseille.
NOIRS DE FRANCE
§441672, Louis XIV crée la Compagnie du Sénégal et la Compagnie de Guinée. 1685, c'est l'Ordonnance sur les esclaves des îles de l’Amérique, le fameux « Code noir ».
Le but ? Insérer les colonies dans le cadre légal du royaume, où l'esclavage est pourtant interdit, en métropole, depuis 1315...
§45 Le premier Général Noir, en douce France, est Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie, dit le général Dumas, 25 mars 1762, Jé ré mie (Saint-Domingue) – 26 Février 1806 (7ventôse de l'an XIV), Villers-Cotterêts (Aisne). Général de la Révolution française, il est le père d'Alexandre Dumas (Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo), et, le grand-père d'Alexandre Dumas fils (La Dame aux Camélias).
Il sera suivi, dans l'armée française, par Toussaint Louverture, 1791 Haïti- 1802, France, seul prisonnier d’un fort, dans le Doubs. Il y meurt sans pouvoir voir l'Indépendance de Haïti proclamée par son ancien esclave affranchi Jean-Jacques Dessalines...
Depuis lors, Haïti paie un tribut d'or à la Métropole pour avoir eu l’outrecuidance d’oser proclamer être la première République GreuNe ! Citons aussi André Rigaud, Louis-Jacques Beauvais, le général Dessalines.
46 Jean-Jacques Dessalines, dit Jacques Ier, assassiné le 17 octobre 1806 à Pont- Rouge (nord de Port-au-Prince), esclave affranchi lors de l'abolition de 1794, puis insurgé. Il est le 1er empereur d’Haïti.
L'abolition de 1794 est obtenue grâce aux révoltes d’esclaves.
Sous la Révolution française, certains, cités ci-dessus, sont officiers de l'armée française. Dessalines se rebelle et triomphe de l'expédition Leclerc, envoyée à Saint-Domingue, par Bonaparte pour y rétablir l'autorité coloniale et l'esclavage.
§47 Émancipation...C’est sans doute Julien Raimond, GreuNe élevé en France, né à Saint-Domingue, qui nous livre sa "Réflexion sur le sort des Noirs dans nos colonies", 1789.
4 février 1794 (16 pluviôse an II), la Convention Montagnarde abolit l'esclavage dans l'ensemble des colonies françaises, abolition cependant très inégalement appliquée. Et même pas du tout en Martinique, sous contrôle anglais où cela avait toujours cours, dès février 1794, à la demande des planteurs békés (blancs esclavagistes).
§48 Par la loi du 20 mai 1802 (30 floréal an X), Bonaparte, Premier Consul, maintient l'esclavage partout où la loi du 4 février 1794 n'a pas été appliquée, à cause de l'opposition blanche esclavagiste locale : archipel des Mascareignes, La Réunion, île Maurice, îles Rodrigues ; Martinique, Tobago, Saint-Martin et Sainte-Lucie, îles restituées à la France par l’Angleterre, cf. traité d'Amiens mars 1802.
L'esclavage sera rétabli à Saint-Domingue mai 1802, en Guadeloupe juillet 1802, en Guyane décembre1802.
§49 Napoléon Bonaparte rétablit donc l'esclavage et reprend la déclaration royale du 9 août 1777 par arrêté du 13 messidor an X (1802) interdisant aux « noirs, mulâtres et autres gens de couleur d'entrer sans autorisation sur le territoire continental de la République ».
Comme précédemment, la formulation « noirs, mulâtres et autres gens de couleur » est un euphémisme pour désigner des esclaves. Les « dépôts de nègres » de l'Ancien Régime sont réactivés. Sont-ce, ma ronce, les ancêtres des camps de rétention administrative ?
§50 Jusqu’à 5 000 Afro-Américains auraient rejoint Paris, depuis la Louisiane après que cette dernière fût vendue aux États-Unis par Napoléon Bonaparte, en 1803.
Des travailleurs immigrés, sous Valéry Giscard d’Estaing, pour les sous-emplois du lumpen prolétariat, connaitront un sort plus heureux : VGE recevra ces éboueurs GreuNes à petit-déj', à l’Élysée. Ce qui ne l’empêchera pas de faire retransmettre, en direct, sur la tv publique dirigée par Jean- Pierre Elkabach, couronnement et sacre de Bokassa, Jean-Bedel 1er, grand adorateur de Bonaparte et du Général, à Bangui, Centrafrique...
§51 Juillet 1807, Napoléon Bonaparte ordonne une enquête visant à dénombrer les « individus noirs et de couleurs » en métropole, craignant les « nègres sans fortune dont la présence ne peut que multiplier les individus de sang-mêlé...».
L'enquête révèle une décroissance entre 50 et 70 % de la population noire passant, en vingt ans, d'environ 5 000 à 1 700 personnes.
C’est une tête de Maure, donc de GreuNe, qui flotte sur le drapeau de la Corse Libre...
LES PREMIER-È-S SERONT LES OUBLIÉ-E-S
§52 Alice Sollier, Docteure en médecine et Neurologue, née Alice Mathieu- Dubois, 3 avril 1861, Compiègne, est la fille de Flore-Hortense Maille et de Mathieu Victoire dit Dubois, esclave noir de Guyane affranchi en 1834 qui devint dentiste.
Elle est la première bachelière Noire et la première Française Noire à devenir Docteure en Médecine.
§53 Blaise Diagne, 13 octobre 1872, Gorée (Quatre communes), Sénégal-11 mai 1934, Cambo-les-Bains, France, premier député d'origine africaine élu à la Chambre des députés française, en 1914.
§54 Participation aux guerres mondiales et indigénat. Que de la gratitude, c’est gratuit... Lors de la 1èreGM, plus de 29 000 tirailleurs Africains sont morts pour douce France, pays en souffrance électorale, dont 1 400 en un seul jour, au Chemin des Dames, le 16 avril 1917.
§55 Au cours de la 2èmeGM, l'armée Française mobilise au moins 178 000 engagés "VOLONTAIRES !!! » Africains et Malgaches. Volontaires ? C’est un abus de langage. Pourquoi pas des bénévoles altruistes ? Beaucoup seront tués au combat, d'autres faits prisonniers et internés dans des Frontstalag.
§56 Fin des années 1950, il y avait plusieurs dizaines de millions de citoyens FRANÇAIS NOIRS, (pas des IMMIGRÉ S ?), en Afrique et dans les Caraïbes, et un nombre indéterminé en métropole, où la présence de Noirs était déjà attesté e depuis le XVIe siècle, comme dans d'autres pays européens.
§57 Sous la Ive République, de 1946 à 1958, 52 députés d'Afrique noire siègent à l'Assemblée nationale ...
Par ailleurs, chaque cabinet ministériel compte au moins un membre noir dans tous les gouvernements qui suivent celui de Pierre Mendès France. En 1957, le gouvernement Gaillard en compte même quatre.
§58 La France n’a jamais réglé la solde des génériques Tirailleurs Sénégalais - qui venaient de toute L'Afrique francophone-et dont l’hymne était en bambara. Quand la bise des Indépendances fut venue, de botter en touche en disant que ce n’était que du ressort des pays d’Afrique francophone fraîchement et finalement libres et indépendants.
Comme si la 2èmeGM concernait la libération et l’indépendance de l’Afrique pillée, après partage de ses richesses par toutes les nations européennes, plus les Usa, l’empire Ottoman et la Russie tsariste, à Berlin1884-85.
Comme si les miettes suffiraient à régaler et à régler ladite solde...
§59 Les GreuNes représenteraient, au XXIe siècle, entre 2,5 % et 7,5 % de la population française (France d'outre-mer incluse).
Mais l'absence de définition légale de ce qu'est « être noir » en France,
ajoutez-y le flou juridique ou infra-droit sur le statut de l’immigré,
l’importance du métissage depuis plusieurs siècles,
la grande diversité des populations noires (africaines, caribéennes, indo- pacifiques),
ainsi que l'interdiction légale du recueil de données sur l'ethnicité, dans les recensements de la population française, rend cette construction sociale extrêmement difficile à cerner, contrairement à certains pays comme le Royaume-Uni et les États-Unis.
§60 En fait le GreuNe n’a pas de personnalité juridique en Europe, si ce n’est, au mieux, de l’infra droit : esclave, indigène, puis immigré.
Esclave jusqu’à l’abolition, mi XIXè siècle.
S’ensuit le statut de l’indigénat, de l'apartheid et autre "développement(!!!)" séparé corroborant la notion de terra nulius, (territoire sans maître réel, y exerçant une autorité souveraine et administrative suffisante, de manière à cré er un ré el lien d’effectivité , entre ladite autorité et une population donné e, sur un territoire donné, constituant une nation), base juridique du partage de l’Afrique, sans les Africains bien évidemment, à la conférence de Berlin 1884-85 cf. Blog N°75 « L’Avenir de l’aide public au développement ».
§61 Et, pour finir, immigré, mais pas expatrié, ni coopérant, ni touriste, suite aux indépendances tcha-tcha-tcha et ses faux pas qui gâtèrent la boum desdites indépendances.
TROP TYÈPÉ-E-S
§62 L’absence de définition officielle est flagrante, comme un délit de déni d’humanité aux Citoyens du Monde que sont les GreuNes. Il n'existe pas, en France, de dé finition formelle de ce type d’identité , trop typé e apparemment.
La loi informatiques et liberté s, 6 janvier 1978, maintes fois modifié e, interdit « de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques ».
Mais ne prohibe pas le racisme...N’est-ce pas ainsi un leurre, et non une lueur, pour endormir les soupçons d’incitation à la haine raciale ?
§63 Liberté Égalité Fraternité ! On noie le poisson... Alors, au lieu de parler du racisme, on dit immigration cause d’insécurité . Les GreuNes, adeptes forcenés du racisme sont donc en sécurité, sous peine de victimisation...Voir, aussi « La diaspora africaine en France », in Web MAGA N°1 et 2.
§64 Malgré la loi informatiques et libertés du 6 janvier 1978, la CNIL accorde des dérogations au sondage "anonymisé", et non canonisé... comme les données sur les origines géographiques.
Les pays d'Afrique subsaharienne les plus représentés, en France sont, par ordre d'importance, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Mali, la république du Congo, la république démocratique du Congo, Madagascar, Maurice, les Comores, la Guinée, l'Angola et la Mauritanie.
Le Sahara, une frontière naturelle ?
Selon l'Insee, le nombre de Subsahariens en France a é té multiplié par 5 entre 1982 et 2014. Sur la même période, le nombre de Britanniques recensés en France a été multiplié par 4, les Roumains par 8 et les Chinois par 16. Mais pas d'indication sur les populations ultramarine, ni d’Afrique du Nord sans les Noirs...
Yahaya Soukouna, ancien éducateur sportif et animateur jeunesse, né à Fleury, Divers Gauche, Mali, Fleury-Mérogis.
Adama Gaye, enfant du quartier, aujourd'hui dans la finance internationale, sans étiquette, Sénégal-Mauritanie, Mantes-la-Jolie.
Aly Dioura, fonctionnaire territorial fondateur et président de l'association La Seine- Saint-Denis au Cœur, LFI, Gambie, La Courneuve.
Bally Bagayoko, ex-joueur semi-professionnel de basket et cadre de la RATP, LFI- PCF, Mali, Saint-Denis.
Traoré Demba, ancien capitaine de l’équipe de football et acteur associatif de la ville, manageur spécialiste de la lutte contre le blanchiment chez BNP Paribas, Liste Citoyenne, Le Blanc- Mesnil.
Marieme Tamata Varin Watt, maire de Yèbles, fondatrice de Stragia et Stragia Africa, experte en stratégie financière et formation des décideurs publics et privés, reconduite avec 100 % des suffrages exprimés, 279 voix, participation de 50,84 %, Mauritanie, Yebles (77).
Melissa Youssouf, Divers Gauche, première maire comorienne d'une grande ville en France, avec 66 % des voix, vice-présidente du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, chargée de l’insertion, de l’économie sociale et solidaire et des fonds européens, Commores, Villepinte.
Leslie Halleur Écharoux, Master en Ressources Humaines, Agent de la Fonction Publique, sans étiquette, Cameroun, St Mammès (77).
Mohamed Gnabaly, entrepreneur social, 2014 maire adjoint de L’Île-Saint- Denis chargé de la vie économique, de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire ; maire en 2016, ré-élu en 2020, Les Écolos, Sénégal.
Kwani Agbegna, gérant de la société EnVuEnVie, Divers Droite, Provins, Togo.
PARIS LONDRES NEW-YORK
§66 Paris, ce n’est ni Londres, où il y eut un maire GreuNe et Chrétien, déjà ; désormais, Sadiq Aman, avocat Mahométan né le 8 octobre 1970, à Tooting, Londres, d'une modeste famille du Pakistan, est l’actuel maire de Londres.
Réélu pour la troisième fois, il dépasse les de son prédécesseur à deux mandats, Boris Johnson, pourtant ancien 1erMinistre.
§67 Et Paris, ce n’est pas non plus New York, où , après un maire GreuNe et Chrétien, voici venir un Mahométan, comme à Londres !
Zohran Mamdani, 8 octobre 1991, Kampala, Ouganda. Il a 34 ans, c’est le plus jeune maire (112ème) en poste depuis 1892... Le premier de confession socialiste et « mahométane».
Sa mère, Mira Nair, indo-étasunienne, glana la Caméra d’Or, Çannes 1988, pour son film Salaam Bombay.
Quant à son père, il ne s’agit rien d’autre que de Mahmood Mandani, Ougandais d'origine indienne, professeur d’anthropologie et de sciences politiques à l’Université de Columbia, Usa, Chancelier de l’Université Internationale de Kampala, Ouganda ; en 2008, il était 9e du classement international des intellectuels, in Top 100 Public Intellectuals Pool !
§68 Pourtant, Paris eut son maire GreunNe, ou plutôt mulâtre, comme on dit... Messieurs les Anglais, toujours aussi prompts à tirer les premiers disent colored people. C’est plus clair et simple. Et on dit toujours la perfide Albion.
§69 Mais alors, pourquoi la « Cousine » -d’Afrique du Nord sans Noirs et GreuNes- a-t-elle perdu son pari ?
Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de vote noir ?
Ni parce qu’en douce France en souffrance électorale (bis, ter, etc.), le diviser pour mieux régner fait toujours la météo électorale entre ex-colonies et centralisme colonial, surtout dans les grandes villes ?
Les Maires d’Afrique pas du Nord avec des Noirs, et, les maires d’Afrique du Nord sans Noirs, le sont dans des villes de dimension secondaire, par opposition aux grandes villes que sont Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nice, Lille, Rennes, Strasbourg ou Grenoble, par exemple.
§70 Ce n’est pas non plus à cause du tintamarre de son cortège de casseroles qu’elle inaugurait pour cet évènement solennel, en bonne cuisinière politicienne de certains râteliers.
NON.
Plus d’une dizaine de maires élus pouvaient la lui raconter. Ils avaient encore plus de cohortes de casseroles, en banderoles de leur cuisine électorale sans pour autant passer à la trappe, sans casse aucune pour aller en prison, mais en passant par la case départ pour toucher le pactole électoral du graal de l’immunité des élus, alors même que beaucoup furent appelés.
§71 Non plus. Mais pour une vieille imposture.
La Cousine qui voulait être Maire de Paris, fut maltraitée comme dans la fable de La Fontaine, « La grenouille qui voulait être plus grosse que le bœuf », mauvaise jam session.
Comme dans le conte, où sœur Anne ne voit toujours rien venir à l’horizon, elle aurait dû se douter que quelque chose se tramait derrière l’exception de sœurAnne, qui ne fait pas vivre la règle.Voir le sort de Françoise de Pannifieu, pourtant maire d’arrondissement comme elle et encore plus du sérail landernau politique, à l’assaut de l’Hôtel de Ville, à côté du BHV. Ou, comme son nom l’indique, quel bazar, cette ville !
Non l’imposture est toute autre.
LA GRENOUILLE ET LE BŒUF
§72 La « Cousine » d’Afrique du Nord sans Noirs GreuNes (bis, ter, etc.), traversait un dé sert de déshydration politique, parsemé de soif inextinguible du pouvoir, quand elle prit en marche la caravane du 40ème anniversaire de la Marche dite des Beurs, en décembre 2024...
Et c’est là que le bas de l’imposture la toucha de plein fouet.
De rebondir, fissa vite fait-bien fait, à l’oasis sise rue de Valois, comme Ministre de la Culture !
D’aussitôt profiter du Festival de Cannes pour signer une convention de coopération bilatérale cinématographique, avec le Ministre de la Culture du Maroc. Premier faux-pas. Allait-elle reprendre le tempo, au Troca, avec la Ministre de la Culture du Rwanda ? Pas sûr, pas sûr.....
§73 Vint le retour du Festival Salon du Livre, au Grand Palais...
Avec cette conférence de presse inaugurale, rue de Valois, en grandes pompes ! Cf. Web MAGA N° 4 -5. Pays invité, le Maroc...
Alors qu’il y avait le Salon du Livre Africain, où bien entendu, le Maroc ne daigna pas s’y rendre. Deuxième faux-pas.
S’ensuivit une joute tendant à la prise du leadership de ladite Marche des Beurs entre jeunesses Marocaine et Algérienne. Mais sans la Tunisie. Hé , ce n’est pas la CAN ! Troisième faux-pas, pour ne pas dire erreur.
§74 Parce qu’en plus de cela, la Marche dite des Beurs n’est qu’une imposture qui dure depuis plus de 40 ans...
Elle a permis à l’« immigration » d’Afrique du Nord sansNoirs GreuNes de « squatter » toutes les subventions associatives nationales, régionales, départementales et municipales, au moins, en DOUCE FRANCE, pays en souffrance électorale.
Donc d’être en des postures préférentielles vis-à-vis de « l’immigration » d’Afrique pas du Nord avec des Noirs et, plus fort encore, des naufragés ultramarins !
§75 1984, la Marche dite des Beurs était initialement une marche contre le racisme, en France. Et si la guerre d’Algérie, où des GreuNes moururent des deux côté s en lice, FNL indépendantiste et Algérie française, dura si longtemps, c’est parce que l’Algérie était une colonie française de repeuplement, où le dixième de la population était française-française.
La division de l’Algérie en 3 départements français date de 1848, sous la IIème République. Et la IIIème République, la plus longue de toutes les républiques, ne vivait que sous et sur les soubresauts de la question Algérienne.
§76 Cette départementalisation française de l’Algérie se fit dans une violence inouïe de sang coulant à flots et de morts en hécatombe !
Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion ne devinrent départements français qu’en 1946, après bien des larmes, du sang et des morts aussi !
§77 Revenons à la Marche dite des Beurs. 2014, pour les 30 ans (une génération en sociologie) de ladite Marche, un documentaire est projeté à l’Institut du Monde Arabe, la veille de la sortie nationale du film « La Marche ». Invitée d’honneur, Christine Taubira, alors Garde des Sceaux, seule GreuNe (avec le misérable auteur de ces lignes) ; deux insignifiantes tâches d'encre présentes dans la salle. Pour les quotas, sans doute...
Il y avait déjà eu un film, primé à Cannes, sur l’engagement des Tirailleurs d’Afrique du Nord sans Noirs GreuNes, lors de la 2èmeGM. Hors de question de primer le film de Sembène Ousmane, sur « Le massacre du camp de Tyaroye », au Sénégal, où des centaines de Tirailleurs Sénégalais dits Sénégalais furent exécutés pour refus d’obtempérer aux ordres du Gouverneur vichyste d’alors !
§78 Donc, ce documentaire introductif des 30 ans de la Marche-là n’avait pour seul propos que de descendre en flè che SoS Racisme de Julien Drey et Harlem Désir, qui ne voulaient pas laisser le monopole de la lutte contre les discriminations, en douce France, tomber aux seuls mains des descendants d’« immigrés » d’Afrique du Nord sans Noirs GreuNes...
Ah, division pour mieux régner, quand tu nous tiens !
CHACUN FAIT CE QU’IL LUI PLAIT
§79 En Douce France, pays en souffrance électorale, il y a des é lu(e)s Noir(e)s GreuNes et des élu(e)s d’Afrique du Nord sans Noirs GreuNes, mais pas de vote idoine Noir. Vieux réflexe colonial et paradoxal, ou nouveau paradigme ?
§80 À la différence de l’after 2è meGM, il n’y aura pas de pierre d’achoppement comme les revendications de la lutte pour les Indépendances, des 50’ et des 60’. Chacun des colonisés voulait tirer à lui seul la couverture des luttes pour l’Indépendance et contre le racisme. On ne dort pas ensemble. Soit.
§81 Pourtant, en plus de la régularisation de 300 000 sans papiers, François Mitterrand, président de la République (1981-1995), allait créer le buzz associatif, en faisant passer le statut des associations d’autorisation préalable à déclaration préalable. Avant, sous VGE notamment, il fallait que votre ambassade d'Afrique francophone donne autorisation à la Préfecture pour que vous, Africains francophones, puissiez monter et montrer votre association en douce France, pays en souffrance électorale...
§82 Il y eut aussi, à l’époque mitterrandienne, le buzz des radios libres sur la bande Fm. Mais voilà, hélas ! Africa N°1, (que j'ai créé sur la Fm francilienne pour feue Élyse Mpacko, avec Jean-Noël Auxiette et Hervé Coquerelle), pas panafricanisme ni même panafricaine pour un franc CFA, ne décolla pas des ornières radiophoniques, embourbée qu'elle était dans un actionnariat bicéphale et bancal. Par exemple, on me remet un chèque d'un ministère gabonais, que je retourne illico presto !
Je ne suis pas fonctionnaire gabonais, tout de même !
§83 Tropic Fm, (où chroniqueur musical toujours aussi mondain, j'ai créé la régie publicitaire, avec le premier contrat publicitaire de la radio, avec GOLDYS, alors filiale pour cosmétiques GreuNes de L'ORÉAL, et je n'ai jamais touché le moindre sou, par solidarité...), s’égara dans la créolité et/ou le créolisme, oubliant juste deux choses.
D’abord, l’attribution de la fréquence fut donnée au Graden qui créa Radio cocotier qui créa la chaîne créole des ondes (ou l’inverse, ou autre), qui accueillait cinq associations radiophoniques, avec chacune son jour d’é mission diffusion, les 48 heures chrono du week-end étant équitablement réparties en cinq tranches horaires égales et non équidistantes.
§84 Quant à la créolité et/ou au créolisme, c’est plutôt de l’ignorance. Confer au fameux débat joute oratoire, lors du 1er Congrès des Artistes et Écrivains Noirs, à la Sorbonne, il y a 70 ans.
Ce fameux Négritude versus Créolité, où Aimé Césaire étala Édouard Glissant qui détala.
§85 Lors du Band Aid, Do something for Africa, suite à cette monstrueuse famine en É thiopie, les artistes musiciens francophones se fendirent d’un bien pitoyable « Pourquoi la faim ? Africa ô », à Paris. Tropic Fm, voulant montrer ses muscles, joua des coudes pour en rajouter une couche, en mode biguine zouk peu love, pour éradiquer ladite famine en Afrique... Tristes tropisme des Tropiques...
§86 Le Panafricanisme anglophone des Kwamé Nkrumah n’é tait pas au goû t du jour des Francophones GreuNes. Sans oublier le Black Conciousness des African-Americans. En plus...
C’est sur ce même écueil que sombrera le Théâtre Noir, après que le Cercle Menès réussit à convaincre le PAF de la nécessité des quota représentant les GreuNes, à l’écran.
§87 Quant à l’expérience de Sans Frontière, hebdo de l’« immigration », non solum il y avait, in fine, la rupture des mondes arabes et noirs, avec immigration maghrébined’Afrique du Nord sans Noirs, et, immigration d’Afrique pas du Nord avec les Noirs ;
sed etiam, ce n'était que la prolongation de la lutte finale du débat entre Festival mondial des Arts Nègres versus Festival Panafricain.
Le Sahara n’a jamais été une frontière naturelle, n’en-vous déplaise sans danser la javanaise, chanterait l’artiste.
§88 La rupture fut consommée quand, jeune journaliste dé butant et chroniqueur forcément mondain à Sans Frontière, je fis parvenir l’album photos spécial Marche dite des Beurs, à la conseillère de la Francophonie, à l’Élysée. François Mitterrand les recevra, après que son épouse de Première Dame lui remit ledit numéro spécial.
C’était par solidarité.
Depuis, pas un retour, pas une infime reconnaissance. Ingratitude et imposture.
§89 Enfin, il est étrangement amusant d’entendre parler de racisme anti blanc, en France métro hexagonale, où pullulent les immigrés comme des libellules en cage dans les marécages de l’infra-droit.
Mais pas en Afrique francophone où expat’, coopérants et autres touristes copulent à qui mieux-mieux, sous les Tropiques de la torpeur et de la torpille. Quant aux Békés, Zoreilles et autres Caldoches, ce serait un comble de parler de racisme anti blanc en Martinique, La Réunion ou en Nouvelle-Calédonie !
§90 Comme si un Camerounais se plaindrait du racisme anti noir de la part des Blancs, au Cameroun. Ou qu'un Kanak se plaigne du racisme anti-kanak de la part des Caldoches, en Nouvelle-Calédonie.... Alors même, qu’à la Maison de La Nouvelle- Calédonie, qui vient de fermer, les Kanaks et apparentés étaient priés d'aller s’asseoir au fond...
§91 Et dans le monde greneu, les Caraïbes -Antilles- ne se reconnaissaient pas dans cette appellation non contrôlée à la douteuse origine, d’immigration. Alors le vote noir, pourquoi faire ? Puisqu’il y a des élus GreuNes.
Et voyez déjà la tempête face à cette « marée noire » !
Une douzaine de maires Greunes, sur plus de 30 000 mairies en lice...
Fin 2ème partie ; affaire à suivre, in Revue L’Afrique Littéraire et Artistique N°2,
